

Arts d'australie - Stephane Jacob
À propos de nous
Émerveillé par l'art aborigène lors d'un séjour en Australie, Stéphane Jacob-Langevin fonde en 1996 à Paris, l'une des premières galeries d'art spécialisées en art aborigène et art occidental australien : Arts d'Australie • Stéphane Jacob. En installant son espace dans un appartement, Stéphane Jacob est considéré comme un pionnier. Dans un cadre intimiste, il initie les amateurs d'art à l'art aborigène en organisant des soirées de présentation et tisse ainsi des relations privilégiées avec ses collectionneurs. En 2022, Arts d'Australie • Stéphane Jacob décide de consolider son programme d'exposition en s'installant dans le Marais.
Stéphane Jacob-Langevin participe à la reconnaissance de la culture aborigène. En tant qu'expert européen reconnu dans le domaine avec des décennies d'expérience sur le marché de l'art, Stéphane Jacob-Langevin travaille avec divers musées en Europe pour développer leur collection d'arts aborigènes avec des centaines de pièces, dont le Musée des Confluences à Lyon, Les Abattoirs à Toulouse, le Musée d'Ethnographie de Genève en Suisse ou le Musée du Quai Branly à Paris.
Arts d'Australie • Stéphane Jacob est profondément impliqué dans la défense de l'environnement, un combat dans le cœur des artistes insulaires du détroit de Torres. En 2016, Stéphane Jacob-Langevin est nommé commissaire d'une exposition permanente intitulée « Australie : défendre les océans au cœur de l'art aborigène et insulaire du détroit de Torres » hébergée au Musée océanographique de Monaco ; grâce à son succès, treize autres institutions ont invité l'exposition dont le siège de l'ONU à New York.
Stéphane Jacob-Langevin est l'auteur de l'ouvrage de référence sur les arts aborigènes aux éditions Scala. Il publie également des monographies d'artistes. Pour ses services rendus aux arts aborigènes et à l'Australie, Stéphane Jacob-Langevin a été nommé en 2018 membre honoraire de l'Ordre d'Australie - distinction habituellement accordée aux citoyens australiens. Il est membre de La Chambre des Experts Spécialisés en Objets d'Art et de Collection (C.N.E.S) et membre du Comité Professionnel des Galeries d'Art.
Produits et services

George Tjapaltjarri
Originaire d'Australie occidentale, l'artiste célèbre ici les pérégrinations accomplies au Temps du Rêve par les ancêtres de son clan : les Hommes - Tingari. Les Tingari sont un groupe d'êtres spirituels qui parcouraient de vastes étendues du pays, exécutant des rituels et créant et façonnant des sites particuliers Ceux-ci, accompagnés de leurs épouses et de leurs apprentis, parcouraient le Grand Désert australien fondant des sites sacrés à chacune des étapes d'un parcours au cheminement labyrinthique dont l'oeuvre dresse la carte. Dans cette oeuvre, Georges Tjapaltjarri évoque les “Malliera”, cérémonies d’initiation des jeunes hommes faisant intervenir des Waru (bâtons de feu) représentés par les bandes rouges au travers de la toile Les événements associés au cycle Tingari étant de nature secrète et sacrée, aucun détail supplémentaire n'a été donné.

Niah Juella McLeod
Niah Juella McLeod déploie un langage symbolique visuel à la fois codifié, organique et vibrant, qui constitue le socle de son expression artistique. Par ce vocabulaire plastique singulier, elle tisse des récits mêlant mémoire personnelle et histoires collectives, faisant résonner dans chacune de ses œuvres l’empreinte du territoire, l’héritage spirituel aborigène et l’expérience vécue. Dans Bana Gugaa (pluie sur l’écorce de stringy bark), l’artiste représente la pluie ruisselant sur les troncs d’eucalyptus, une image à la fois poétique et sensorielle. Le terme Gugaa évoque à la fois les cernes du bois, traduits ici par des cercles concentriques, et la texture fibreuse de l’écorce du stringy bark. En juxtaposant sur un même plan la pluie et l’écorce, Niah fusionne deux éléments naturels dans une composition méditative, où la surface devient le lieu de la rencontre entre matière, mouvement et mémoire.

Jennifer Keeler-Milne
S’inspirant des techniques classiques de la peinture à l’huile, Jennifer Keeler-Milne crée des œuvres contemporaines d’une grande délicatesse, où la nature devient un espace de réflexion et de sensibilité. Dans cette peinture, l’artiste représente une branche de fleurs d’eucalyptus, ou gum blossoms, plante originaire d’Australie. Ces fleurs, reconnaissables à leurs étamines roses délicates, symbolisent en Australie la résilience et le renouveau, s’épanouissant dans des paysages souvent difficiles et se régénérant après les feux de brousse. Exécutée en huile sur toile, l’œuvre apparaît très réaliste de loin, mais révèle de près une texture douce évoquant le sfumato, où les contours flous traduisent la matière et la délicatesse des fleurs. Par cet équilibre entre réalisme et atmosphère, Jennifer Keeler-Milne transmet à la fois la fragilité et la force lumineuse du monde naturel, offrant une véritable célébration poétique du paysage australien.

Anthony White
Anthony White est né à Sydney en 1976. Il vit et travaille aujourd'hui à Fontainebleau. Ses oeuvres se concentrent sur autant l’acte physique de peindre que sur le geste. la surface ainsi que les problématiques culturelles et historiques de la création d'images. De ce fait il explore des méthodes et des techniques variées. S'appuyant sur la longue tradition de la peinture de paysage dans la région, l'artiste dépeint ici un paysage en désaccord avec lui-même. Plutôt qu'un paysage dans la tradition pittoresque, Anthony a fait évoluer le genre vers l'abstraction, reflétant le système économique contemporain et les données accablantes concernant le changement climatique. Il s'appuie sur les thèmes du passage des vents, du retournement du soleil et de la lune, des mouvements des peuples à travers le monde et de l'énergie vitale qui nous entoure.

Evelyn Pultara
Evelyn Pultara est originaire de la communauté d’Utopia dans le Territoire du Nord, a commencé la peinture en 1997. Elle s’est d’abord attachée à représenter les motifs plus traditionnels comme les baies de la brousse ou encore awelye. Aujourd’hui, elle ne peint quasi-exclusivement que le « bush yam » soit l’igname qui est un aliment essentiel pour les peuples du désert qui le considèrent comme un « rêve ». Comme Emily Kame, Evelyn a voulu marquer, avec cette oeuvre, sa joie de voir l’abondance de nourriture. Les couleurs vives représentent le printemps, symbole de renouveau. Ce paysage peut aussi se lire comme une carte du ciel, l’art aborigène mêlant volontiers les plans terrestres et célestes, ainsi que les différents temps et lieux dans une perspective synthétique. Cette pratique confère aux oeuvres une dimension éminemment onirique et poétique. Conformément à la tradition picturale aborigène, cette œuvre peut se lire aussi bien à l’horizontale qu’à la verticale.

Abie Loy KEMARRE
Abie Loy fait partie de la nouvelle génération des artistes de la communauté d’Utopia, en plein coeur du désert australien. Elle a commencé à peindre en 1994 sur les conseils de sa grand-mère, la célèbre Kathleen Petyarre, qui l’a guidée dans ses premiers travaux, inspirés des « rêves » dont elle est la gardienne rituelle. Dans cette oeuvre, elle représente cette plante du bush fragile et délicate : la sensitive. A peine touche-t-on ce végétal qu’il s’anime et se rétracte. Remarquable par la variation sur le thème du dot painting, l’impression de respiration qui s’en dégage, le caractère hypnotique des motifs animés d’un mouvement à la fois centrifuge et centripète, cette toile prouve elle-même le haut degré de conscience et de réussite esthétique auxquelles Abie Loy est parvenue – preuve de la grande qualité de la peinture du désert et de son inventivité propre.

Konstantina
Konstantina est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Elle raconte par ses oeuvres la véritable histoire de son peuple. La série “Negative Space” est une exploration poussée de l’identité aborigène de Konstantina, constituée et caractérisée par l’absence plutôt que la présence. Les peintures de cette série se composent de diptyques. A la manière d’une ombre chinoise, la silhouette végétale de l’espèce représentée s’incarne par un assemblage de pointillés finement apposés ou se soustrait à son environnement laissant derrière elle l’empreinte de son absence révélée par ses contours de points. L’oeuvre Negative Space: Barraba tient son nom d’une espèce de roseaux. La Barraba avait de nombreux usages dans la culture Gadigal, elle servait au tressage de spaniers, à la fabrication des cordes pour les filets de pêche ou encore à la création de parures. C’est aussi un habitat naturel pour de nombreux animaux sacrés chez les Gadigal, comme Garanga (mot gadigal pour pélican).

Abie Loy Kemarre
Abie Loy fait partie de la nouvelle génération des artistes de la communauté d’Utopia, en plein cœur du désert australien. Elle a commencé à peindre en 1994 sur les conseils de sa grand-mère, la célèbre Kathleen Petyarre, qui l’a guidée dans ses premiers travaux, inspirés des « rêves » dont elle est la gardienne rituelle. Dans cette œuvre, elle représente cette plante du bush fragile et délicate : la sensitive. À peine touche-t-on ce végétal qu’il s’anime et se rétracte. Remarquable par la variation sur le thème du dot painting, l’impression de respiration qui s’en dégage, le caractère hypnotique des motifs animés d’un mouvement à la fois centrifuge et centripète, cette toile prouve elle-même le haut degré de conscience et de réussite esthétique auxquelles Abie Loy est parvenue – preuve de la grande qualité de la peinture du désert et de son inventivité propre.

Abie Loy Kemarre
Abie Loy fait partie de la nouvelle génération des artistes de la communauté d’Utopia, en plein cœur du désert australien. Elle a commencé à peindre en 1994 sur les conseils de sa grand-mère, la célèbre Kathleen Petyarre, qui l’a guidée dans ses premiers travaux, inspirés des « rêves » dont elle est la gardienne rituelle. “Bush Leaves” lui a été dictée par des impératifs religieux : cette plante est liée à un territoire sacré dont Abie Loy et les siens ont la responsabilité. En le mettant en scène, elle manifeste sa “propriété” rituelle sur le site où pousse la plante ; elle accomplit un devoir de mémoire puisque ce sont ses ancêtres qui ont créé le lieu. La plante qui se développe à la belle saison est aussi un symbole de fertilité dans une région au climat le plus souvent aride. Cette toile témoigne de la réalité de cette fertilité et ainsi l’assure pour l’avenir.

Kathleen Petyarre
Kathleen est l'une des artistes majeures du mouvement de l'art aborigène contemporain, elle fut l’une des premières artistes aborigènes à laquelle le très prestigieux Musée d’Art Contemporain de Sydney consacra une exposition monographique en 2001. Cette œuvre exprime au plus haut point ce mélange de sens esthétique et d'inspiration sacrée qu'est la peinture aborigène féminine des grandes communautés du désert australien. Le territoire clanique de l'artiste est présenté ici comme s'il était vu du ciel : on parle d'ailleurs de vision satellitaire à propos de ce style qui s'inspire des peintures sur sol traditionnellement réalisées lors de cérémonies religieuses. On sera sensible à la composition en croix qui partage la toile en quatre sections qui sont autant de temps différents des pérégrinations du Lézard Sauvage. Cette toile est une véritable cartographie mystique qui se dévoile sous nos yeux.

Konstantina
Konstantina, de son vrai nom Kate Constantine, est une artiste aborigène contemporaine descendante du peuple Gadigal. Elle raconte par ses œuvres la véritable histoire de son peuple. En effet, elle réimagine les traditions des peintres de son peuple et propose un récit moderne permettant à tous les Australiens de mieux comprendre que les aborigènes font partie intégrante du tissu australien. La série "Ken Done Aboriginal Series" s'organise avec des palettes très colorées sur lesquelles des cimes de petits points blanc évoquent la perspective de paysages enchantés, puisés au Temps du Rêve. "Cette série interroge ma pratique des beaux-arts aborigènes contemporains. Il s'agit aussi d'un clin d'œil à la légende des années 80, Ken Done devenu l'un des artistes les plus célèbres d'Australie. Son utilisation de la couleur et sa vaste documentation sur Sydney (la terre de mes ancêtres Gadigal) sont un cadeau pour tous ceux qui connaissent cet endroit si particulier. Les motifs de chacune de mes œuvres font référence à la typographie du paysage. Ces œuvres sont faites pour être rêvées."

Abie Loy Kemarre
Originaire d’Utopia dans le Désert Central, Abie Loy Kemarre représente ici une projection mentale “aérienne” de son territoire sacré associé à l’Ancêtre “poule du bush”. Au Temps du Rêve, temps mythique de la création du Monde, cet ancêtre voyagea au travers de ce territoire pour y trouver des graines symbolisées par les multiples pointillés dans un camaïeu de bleus qui constellent la toile et la rendent si vibrante. Le cercle clair rouge et blanc, au centre du tableau, évoque à la fois un trou d’eau où s’est abreuvé l’ancêtre mais aussi le site cérémoniel autour duquel sont encore célébrées aujourd’hui les histoires ancestrales liées au Rêve de la poule du bush, rituels réservés aux femmes.

Jorna Newberry
Jorna Newberry, est une artiste aborigène du groupe Pitjantjatjara, puise son inspiration dans les terres sacrées de ses ancêtres et les récits du Temps du Rêve. Formée par son oncle Tommy Watson, elle adopte une palette plus discrète et symbolique, racontant notamment l’histoire du lézard Perentie. Elle peint ici son pays d’Irrunytju, dans le désert occidental. Elle représente aussi le Walpa Tjukurpa - le Rêve du vent qui fait référence au pays de sa mère, Utantja, qui est une grande étendue de terre sacrée avec des collines et un trou rocheux où des Aborigènes se rassemblaient pour peindre, danser et pour des cérémonies. Sa parfaite maîtrise du « dot painting » reflète une spiritualité profonde et une transmission culturelle active.
Actualités

Niah Juella McLeod Doonooch Mabra l Dans le sillage de la chouette
Publication monographique à l'occasion de l'exposition "Niah Juella McLeod Doonooch Mabra l Owl Eyes - Dans le sillage de la chouette » Catalogue bilingue Français/Anglais Format 26 x 21 cm Broché, 56 pages ISBN : 979-10-95931-03-4

Konstantina
Konstantina - exposition exceptionnelle en cours a la galerie