
Remarkable Paintings
À propos de nous
Remarkable Paintings, c'est l'évasion, la part de rêve et de contemplation de Christophe Adrians. C'est son goût, un goût libre, non dicté par les modes. Un goût avant tout pour un XIXe siècle belge, et parfois néerlandais, qui peuplait les cabinets d'amateur. Des tableaux au rendu délicat, souvent de petite taille, dont les sujets, riches ou modestes, sont des prétextes pour faire naitre le plaisir des yeux et de la curiosité. Cette curiosité entraine Christophe à dénicher des oeuvres d'artistes de qualité aujourd'hui oubliés, comme Louis Desprets ou Elvire Coisne, ou à créer des ensembles d'artistes renommés au XIXe siècle, comme Louis Voordecker ou Eugène Verboeckhoven. La curiosité l'emmène également, dans le prolongement de ce goût pour les peintres romantiques, vers les oeuvres de cette école belge du premier tiers du XXe siècle qui désira rester dans la tradition tout en se modernisant par les apports de l'impressionnisme ou du Fauvisme.
Produits et services

Champs de bégonias à Drongen (Tronchiennes) - Elvire Coisne 1873 – 1956
Huile sur toile, 50x 64 cm Signé en bas à droite : E Coisne. Expo rétrospective des 19/20 février 1993, Gand Née dans la bonne société gantoise, Elvire Coisne présente ses peintures au cours des années 1890 dans les Salon triennaux et au Cercle artistique de Gand. Son mariage en 1899 avec un industriel du savon l’éloignera de la vie artistique. Le couple aura d’ailleurs quatre enfants. Elvire Coisne, épouse Bondue, a peint des sujets qui étaient traditionnellement assignés aux femmes peintres : paysages, portraits de famille et surtout tableaux de fleurs. Des tableaux qu’elle ne vendait pas et qui sont donc restés dans le giron familial. Ce rare tableau témoigne donc de l’esthétique de l’artiste. Il représente un champ de bégonias à Drongen (Tronchiennes), dans la banlieue aisée de Gand. On y note clairement l’influence de celui qui fut son maître, Émile Claus (1849-1924), que ce soit dans le sujet, la touche issue de l’Impressionnisme, l’intérêt pour la lumière ou la gamme de couleurs rosée. C’est au contact d’Émile Claus qu’Elvire Coisne se liera d’amitié avec la peintre Jenny Montigny.

Tête de lion - Eugène Verboeckhoven
Olieverf op doek, 100 cm x 79 cm Herkomst: Zoo Antwerpen Si Eugène Verboeckhoven est surtout célèbre pour ses moutons et ses vaches, il était également passionné par les félins. Dès 1824, il va dessiner à Londres les lions de la ménagerie royale. L’année suivante, il publie un album de lithographies des animaux du dompteur Martin de Gand. Le peintre serait même rentré dessiner dans la cage des félins sur invitation du dompteur. Avec l’indépendance belge, le lion devient un symbole national. Verboeckhoven dessine alors Le Lion belge brisant ses chaînes (MRBAB). Il peindra aussi dans les années 1850 plusieurs fois des lions attaquant des chevaux ou d’autres félins dans des scènes orientalistes. Cet imposant portrait de lion à la force tranquille et au rendu soigné est typique des portraits d’animaux de Verboeckhoven et son attribution à l’artiste ne fait aucun doute malgré l’absence de signature. Il est d’ailleurs repris sans réserve dans la photothèque de l’IRPA (M106074), dans la monographie de l’artiste (Berko, p.26) et dans le catalogue Du Coq à l’âne, la peinture animalière en Belgique au XIXe siècle (p.35). De plus, il provient sous ce même nom des collections artistiques du zoo d’Anvers.

Jardin Fleuri à Namur, 1914 Marie Molitor (1868 - 1938)
La peintre de paysages et de fleurs Marie Molitor est née à Arlon et a passé sa jeunesse à Liège. C’est là gu’elle se forme auprès du graveur François Maréchal et qu’elle comptera parmi les membres de groupe des V, au sein duquel elle expose dès 1890. Elle s’installera par la suite à Bruxelles. En 1914, alors qu’elle peint ce tableau, les catalogues d’exposition nous apprennent qu’elle vit à Namur, avenue de Salzinnes (l’actuelle avenue Reine Elisabeth). C’est donc son jardin qu’elle peint, en direction de la Sambre. On voit d’ailleurs émerger des plantes le dôme de la cathédrale Saint-Aubain et la tour de l’ancienne collégiale. Peint dans une esthétique luministe, ce tableau évoque l’art de Juliette Wytsman (1866 - 1925), dont Molitor a été la disciple. Marie Molitor participera à de nombreux salons et expositions avec ses tableaux, mais aussi, entre autres à la Libre Esthétique en 1903 et 1914, avec des bijoux et des reliures d’art d’esthétique Art Nouveau.

La bergère et son troupeau

Miroir aux oiseaux à Martigues

Martigues, vue de l’église Sainte Madeleine - Paul Leduc 1876 – 1943
Huile sur toile, 60 x 80 cm Signé daté : Paul Leduc 1919 Originaire de La Louvière, Paul Leduc a étudié aux académies de Mons et d’Anvers. À ses débuts, il peint les paysages industriels de sa région natale ainsi que les canaux des vieilles villes flamandes comme son professeur Albert Bartsoen (1866 - 1922). À la recherche constante de la lumière, il réalise de nombreux voyages dans le midi de la France et en Italie au sortir de la Première Guerre mondiale. Ces séjours éclaircissent et enrichissent sa palette. Ce tableau, peint en 1919, témoigne de cet art luministe qui fera le succès de l’artiste durant l’entre-deux-guerres. Il s’agit d’une vue de Martigues, sur la côte provençale, et plus particulièrement du quartier de l’île. La vue, prise depuis le quai Brescon, au lieu-dit du Miroir des oiseaux qui inspirera plusieurs fois Leduc, est dirigée vers l’église baroque de la Madeleine. Adepte des vues fluviales, Leduc donne au canal Saint Sébastien la moitié inférieure de sa composition. On remarquera à droite le motif récurrent de ses vues de Martigues, les barques typiques du lieu avec leurs voiles latines.