
Galerie Marc Maison
À propos de nous
La Galerie Marc Maison, spécialisée dans le mobilier et les arts décoratifs du XIXe siècle, ainsi que dans les éléments d’architecture monumentaux, est reconnue internationalement pour ses pièces rares (La fontaine de Tourny à Bordeaux actuellement en place devant le Parlement du Québec, une fontaine historique en plomb provenant du premier décor des jardins du Château de Versailles…). L’histoire et la richesse du décor (cheminées, fontaines, boiseries, vitraux, trumeaux, antiquités de jardin...), sont au cœur de l’expertise de la galerie. Attaché à la reconnaissance de la profession d'antiquaire, Marc Maison fonde ‘l'Association de Défense et de Promotion des Puces de Saint-Ouen’ et obtient son classement en ‘Zone de Patrimoine Architectural Urbain et Paysager’. Cette distinction, similaire à celle des Monuments Historiques, protège un patrimoine unique en Europe.
Founded : 1988
Specialisations
Mobilier et objets de création XIXe siècle. Expositions Universelles 1851 jusqu’à 1900
Associations
CNES Chambre Nationale des Experts spécialisés en objets d'Art et de collection, CEFA Compagnie des Experts Français en Antiquités
Fairs
Biennale des Antiquaires - Paris, Shanghai Art Fair, Moscow World Fine Art Fair - BRAFA
Produits et services

Dressoir chimérique
Cette imposante armoire dressoir en noyer sculpté est un tour de force d’invention artistique et de technicité. Proche de la production néo-Renaissance toscane de la deuxième moitié du XIXe siècle, cette pièce exceptionnelle mêle brillamment vocabulaire renaissant et iconographie diabolique. Reposant sur cinq pieds, l’emmarchement à quatre pans développe une plinthe moulurée et présente trois hauts pieds anthropomorphes servant de support au corps. Le panneau dorsal est orné de rosaces en bas-relief. Deux rangées de quatre tiroirs richement sculptés se superposent. Le second niveau légèrement en retrait sert de base aux battants juxtaposés séparés par une sculpture féminine dans une niche. Les montants latéraux sont également décorés : motifs en cible, poignées de fer, chimères et sculptures féminines d’angles. Ce dressoir aux accents fantastiques est sommé d’une frise représentant des scènes de l’Ancien Testament. Une corniche à l’antique couronne l’ensemble. Sur les battants, deux monstres sont représentés : le premier au centre de la rosace, le second en son centre inférieur. Ils peuvent être rapprochés de la figure représentée sur le chapiteau du banc monumental en noyer réalisé par Giovanni Sammicheli entre 1895 et 1897 ou de celle ornant le bord inférieur du cadre d’Egisto Gajani, sculpté à Florence en 1871. Au centre de la partie supérieure du dressoir, une tête monstrueuse avec des serpents en guise de moustaches présente des traits similaires. La ronde infernale des rosaces décrite par des visages fortement individualisés se résout en son sommet par une gueule de l’enfer biface prête à dévorer les âmes tourmentées. S’inscrivant dans la tradition des sculpteurs gothiques, l’artiste illustre la menace de la damnation éternelle qui pèse sur tous les hommes, quel que soit leur rang où leurs richesses.

Giuseppe MAGGIOLINI (1738 – 1814) (Entourage de) paire de commodes néoclassiques à décor de marqueterie présentant un “Départ pour la chasse” et un “Retour de la chasse”
Cette remarquable paire de commodes est représentative de la production de l'ébéniste G. Maggiolini. De style néo-classique, elles s'inspirent des ouvrages français, aux lignes sobres particulières du style Louis XVI, tout en offrant un décor de marqueterie raffiné et délicat sur leur ensemble et particulièrement sur les façades des deux tiroirs sans traverse. Pour l'ornementation marquetée de ces commodes, l'ébéniste a choisit de représenter des personnages en citronnier habillés et coiffés à la mode de la seconde moitié du XVIIIe siècle dans des scènes galantes, encadrées de frises de triangles et de chevrons en prunier et merisier. Chaque arrière plan est divisé en deux partie, un sol reproduit par un trompe-l'oeil de cubes réalisé à l'aide de trois essences de bois différentes, du bois de rose, de l'ébène et du sycomore teinté au tabac ; et un mur d'arrière plan en larges chevrons de prunier, bois utilisé pour la majorité des fonds sur nos commodes. On retrouve dans chacun des angles des rosettes carrées. Les montants des pieds sont ornés d'un placage de bois de rose en chevrons et d'un dé de raccordement formant une rosette en citronnier sur un fond en palissandre du Honduras et dont les nervures de la fleur ont été peintes à l'encre. Les pieds fuselés sont, eux aussi, ornés de marqueterie de hêtre ou de platane et de charme. On découvre sur la façade de l'une des deux commodes une scène de départ de chasse, tandis que sur son pendant il s'agit du retour de la chasse. De plus, chacune des commodes est habillée d'un tablier chantourné au décor de marqueterie en citronnier présentant un ensemble de feuilles d'acanthe et de fleurs, où là encore les traits des nervures ont été peints à l'encre. Des médaillons en bronze doré, aux visage d'empereurs romains couronnés de feuilles laurier, viennent orner la marqueterie des façades, celui central faisant aussi office de serrure.

Prosper LECOURTIER (d'après) - "Lions rugissants", paire de statues de jardin en pierre
Cette importante paire de statues de jardin représente deux lions rugissant en pierre sculptée, réalisés d'après le célèbre modèle du sculpteur animalier Prosper Lecourtier. Figurés en mouvement, la gueule ouverte laissant imaginer un rugissement puissant, ces lions sont représentés avec réalisme. Ils reposent sur des bases avec enroulement. Prosper Lecourtier est un sculpteur animalier né en 1851 dans la Meuse. Il est l'élève d'Emmanuel Frémiet à l’École des Beaux-Arts de Paris et il hérite de son maître un goût très prononcé pour la faune. Le modèle des Lions rugissants est le modèle le plus connu de l’œuvre de Prosper Lecourtier, édité en bronze à de nombreuses reprises. Il existe d'ailleurs une version en bronze de ce lion au Musée d'Art et d'Archéologie de Guéret. Il est beaucoup plus rare de voir ces lions rugissants en pierre sculptée, comme c'est le cas pour nos statues de jardin. Le seul autre exemplaire connu est une version en marbre qui orne le Parque Ibirapuera à São Paulo au Brésil. La grande nouveauté apportée par nos lions est la conception en paire, de façon symétrique, ce qui semble être tout à fait inédit.